Cavalier94
Seule la rouille craignons
samedi 18 février 2012
mercredi 1 février 2012
lundi 23 janvier 2012
Le Horla
dimanche 22 janvier 2012
Ils gagneront

Les Patriotes sont des gros garçons qui en frappent d'autres contre de l'argent et des commotions cérébrales. Il n'y a pas de sot métier, mais beaucoup de sots travaillent.
samedi 21 janvier 2012
Programme de la session
En Littérature québécoise:


Et en Renforcement en français

Je calcule que j'aurai fait le tour de l'œuvre théâtrale de Trembaly d'ici la fin de ma carrière, peinard.
mercredi 11 janvier 2012
Bonne année
Si, avant trois jours, personne ne m'a fait parvenir un message de bonne année par le truchement de ce blogue exsudant la déréliction, je le brûlerai comme une charmeresse lubrique sur le bûcher de mon indifférence.
vendredi 6 mai 2011
L'Immortalité retrouvé
Ne vous méprenez pas : mon titre d'envoi n'est pas fautif, puisque je veux commenter brièvement le roman L'Immortalité de Milan Kundera. Vous comprendrez ainsi que la faute d'accord n'est qu'illusion.
Tout d'abord, mon enquête pour retrouver ma belle édition bleu poudre n'a rien donné. Le voleur ayant été volé, fermons ce chapitre en une belle sépulture : je l'ai racheté au prix fort chez Renaud-Bray, en même temps que l'excellente BD Soul Man que je vous recommande.
Mais trêve de circonvolutions, je voulais vous dire que je vous ai guidés dans les patates en confondant les œuvres l'Insoutenable Légèreté de l'être et l'Immortalité. La question de l'éternel retour ne se retrouve pas du tout dans le dernier nommé...ouch.
Il faut plutôt envisager L'Immortalité comme une mise en scène brillamment diachronique d'archétypes philosophiques ayant pour convergences les thèmes de l'amour et de l'image de soi.
Difficile à résumer, ce roman frappe acidement le coeur malade de notre société dans la plupart de ses champs de savoirs actuels. Ainsi, l'aliénation créée par la toute-puissance des images dans notre monde réseauté avait déjà été pressentie par Agnès et Paul :
« Elle reprit le magazine et dit : «Quand tu places côte à côte les photos de deux visages différents, tu es frappé par tout ce qui les distingue. Mais quand tu as devant toi deux cent vingt-trois visages, tu comprends d'un coup que tu ne vois que les nombreuses variantes d'un seul visage et qu'aucun individu n'a jamais existé.
-Agnès, dit Paul et sa voix fut soudain grave, ton visage ne ressemble à aucun autre.
[...]
-Je sais. Tu me connais par mon visage, tu me connais en tant que visage, et jamais tu ne m'as connue autrement. Aussi l'idée n'a pu te venir que mon visage ne soit pas moi. » (p. 57)
Je considère ainsi légitime la remise en question de la publicisation effrénée du corps comme normalisation de la connaissance de l'autre.
Sur ce, jamais je n'ouvrirai de compte Facebook, car mon image se trouve ailleurs.
lundi 11 avril 2011
mercredi 30 mars 2011
La correction ma muse
Ma personnalité complexe est une troublionne de l'ordre et du (des) devoir(s). Je dois lui infliger de la correction.
Des copies s'empilent, laissant sur la table de travail tous ces mots qui s'amoncellent en montagnes d'amphigouriques salamalecs d'un langage neuf: celui du français métamoderne (je revendique le concept) qui sait exprimer exactement ce que le prof veut, mais en usant de lambeaux de signification comme phare de la pensée.
J'aime mon métier qui me fait toujours chercher le sens là où il se trouve: dans l'ombre.
mercredi 2 mars 2011
Être en Relations
mercredi 26 janvier 2011
vendredi 14 janvier 2011
lundi 10 janvier 2011
Programme de la session
Je sais que la plupart des gens qui fréquentent à temps perdu mes impertinences ont une âme de collégienne en fleur et c'est pourquoi je vous propose, si le jeu d'une inutile anamnèse de vos années folles vous intéresse, les propositions littéraires que je ferai cette session à ma gang à casquettes que je chéris à l'instar du bon pain qui lève comme une promesse.
jeudi 6 janvier 2011
Demande spéciale
jeudi 30 décembre 2010
À mes amis
Je voudrais vous souhaiter une bonne année.
Que vos chemins soient ceux de la probité et de l'aventure.
samedi 18 décembre 2010
Vite et bien fait
Si la correction est un voyage, c'est celui de l'exploration d'un continent souterrain.
Après, la découverte recommence.
lundi 13 décembre 2010
Patrice Desbiens, Timmins Ontario.
Certaines gens sont prophètes par recommandation.
C'est impressionnant. C'est comme les Franco-Ontariens / the French-Canadians.
49. Je me sens comme un immigrant dans mon propre corps. Je ne reconnais plus personne, des embouteillages monstres bloquent les artères principales.
Je ne raisonne plus, je résonne.
Je regarde par la fenêtre de ma cuisine et c'est toujours le même parking, les mêmes étrangers dans les mêmes voitures, le même horizon dentelé par l'usure.
Ma respiration fait une tache de condensation sur la fenêtre, une tache qui respire elle aussi, comme une amibe, comme un soleil dans une atmosphère raréfiée.
Mon coeur élance comme une blessure dans le pays colonisé de mon corps.
Je suis l'homme dans la lune, pogné sur la terre.
Je fais surtout attention aux autobus.
Patrice Desbiens. "Je me sens comme un immigrant dans mon propre corps", in L'homme invisible / The Invisible Man suivi de Les cascadeurs de l'amour, Sudbury, Prise de parole, 1997, 186 p., p.157.
mardi 30 novembre 2010
Quand on veut se changer les esprits...
60 sur 120 = 50%
C'est ce que j'ai corrigé et ce qui me reste à faire.
Ma personnalité s'est déjà fragmentée. Mon menu s'est détérioré jusqu'au ridicule.
Mes doutes sur l'avenir du français masquent le ciel et mes rêves sont ceux de lettres dansant bras dessus bras dessous une bacchanale avec Pivot comme maître de danse.
mercredi 24 novembre 2010
mardi 23 novembre 2010
Girard au service de la crise québécoise
Qu'il est bon de voir que l'ami René Girard pénètre gaillardement nos médias, et pas seulement nos lacunaires tentatives de mémoire.
René Girard dans Le Devoir.
samedi 6 novembre 2010
Les mains dans le castelet
jeudi 4 novembre 2010
Mettre sa peau en jeu
Vingt-cinq paires d'yeux m'attendent et je sens déjà les points d'interrogation se poser sur moi comme d'immuables tatouages.
mardi 26 octobre 2010
Relire Sartre
"Le monde peut fort bien se passer de littérature.
Mais il peut se passer de l'homme encore mieux."
-Jean-Paul Sartre
Qu'est-ce que la littérature?, p. 16.
samedi 16 octobre 2010
Zap ton Facebook...et ton blogue.
Je sais, la publicité que je fais à cet article me confine à un paradoxe certain.
Par contre, il vaut toujours mieux inciter à la réflexion plutôt qu'à la fragmentation.
Alors merci à nos amis Le Devoir de philo et Mister Zappa pour nous orienter un peu dans cette tâche ardue.
vendredi 15 octobre 2010
Fierté du sang
L'actualité des actualités: mon frangin est heureux dans son nouvel emploi.
À tout seigneur tout honneur: son premier papier d'une carrière que je lui souhaite longue, généreuse et... pleine de bons petits mets mitonnés.
Inch' Allah!
jeudi 14 octobre 2010
mercredi 13 octobre 2010
La nature double des histoires
J'ai accompli mon devoir de cinéphile relatif: quand une production québécoise propose l'adaptation filmique d'une oeuvre pour laquelle j'ai du respect, j'accepte l'inévitable perversion et je vais la voir.
Film dur s'il en est un, je vous le recommande si vous ne l'avez pas déjà visionné. Particulièrement pour admirer l'actrice Lubna Azabal; j'ai raremement vu un regard devenir à ce point glacé devant le brasier de la violence maléfique.
Mais lisez bien l'affiche: je répète qu'il s'agit d'un film écrit d'après la pièce de Mouawad. Alors lisez-la je vous prie. Les mécanismes du mimétisme et les tragiques difficultés visant à en briser le cycle y sont, selon moi, beaucoup mieux représentés.
vendredi 8 octobre 2010
L'idée du siècle
Lire la pièce avant d'aller au cinéma, car "il y a des vérités qui ne peuvent être révélées qu'à la condition d'être découvertes." (p.132).
samedi 2 octobre 2010
Darwinisme mélomane
La sélection naturelle propose que l'individu possédant les gènes les plus utiles à l'aider à survivre aux pressions négatives de son environnement aurait les meilleures chances de ne pas mourir et, conséquemment, d'avoir plus de temps pour se reproduire que ses congénères génétiquement moins heureux que lui, au sens aléatoire de l'adjectif.
Ainsi, les espèces évolueraient dans le sens de la préservation du meilleur bagage génétique puisqu'elles seraient mieux adaptées, génération après génération, au milieu dans lequel elles vivent.
Ceci étant dit, je ne sais pas encore avec assurance si mon génome est de taille à surmonter le milieu victoriavillois.
Par contre, il est désormais empiriquement démontré pour moi que, chez les Cavalier94, le gène de la musique se transmet très bien et ce, en se bonifiant d'une génération à l'autre.
vendredi 1 octobre 2010
La tradition du bureau
Je me suis rendu compte, en parcourant d'anciens envois, que vous étiez en mesure de suivre ma carrière au détour de mes différents bureaux.
Perpétuons la tradition.
mercredi 29 septembre 2010
Bravo Juju la critique!

J'aime cette oeuvre qui m'offre ses voyous à " la rudesse du Sud et au regard noir des hommes sans peur". J'aime cette oeuvre qui ne s'embête pas de futile psychologie. J'aime cette oeuvre aux dialogues carnavalesques. J'aime son rythme rapide qui procède ingénieusement de l'analepse épistolaire pour dévoiler le récit. J'aime ses nombreuses transgressions qui révèlent des personnages secs comme le roc fissuré de leurs Pouilles.
J'aime cette oeuvre parce qu'elle est liée à mon amie. J'aime mon amie.
mardi 21 septembre 2010
Forme fixe de salon littéraire

Je patine mon meuble qui lira de ses noeuds de planches planées
Des orbites et des trajectoires planétaires.
Et toutes ces littératures planifiées
Sur mon pouf comme un pantoum de poésie plantaire
Vivront en surcroissant la vie
Afin que d'espaces cérébraux
Je me gave à ce que l'on crie infini
Et mourir, peut-être, moins nigaud.
jeudi 16 septembre 2010
Recette de pain angliche, très bonne pour oublier les Bellemarde et les Battearrache

C'est délicieux avec de la viande en sauce, mais aussi autour d'un fromage et d'un salami.
Merci Christiano pour la recette.
jeudi 26 août 2010
Histoire d'histoires

Fabien Vehlmann et Frantz Duchazeau nous livrent un puissant témoignage en faveur de l'imaginaire par le truchement d'un véhicule bédéesque parmi les mieux structurés qui m'ait été donné de lire depuis longtemps.
En ces temps de corrompus, il fait bon de retourner aux bonnes histoires plutôt qu'aux mensonges.
jeudi 19 août 2010
Session fondamentale
Femmes damnées
La Débauche et la Mort sont deux aimables filles,
Prodigues de baisers et riches de santé,
Dont le flanc toujours vierge et drapé de guenilles
Sous l'éternel labeur n'a jamais enfanté.
Au poète sinistre, ennemi des familles,
Favori de l'enfer, courtisan mal renté,
Tombeaux et lupanars montrent sous leurs charmilles
Un lit que le remords n'a jamais fréquenté.
Et la bière et l'alcôve en blasphèmes fécondes
Nous offrent tour à tour, comme deux bonnes sœurs,
De terribles plaisirs et d'affreuses douceurs.
Quand veux-tu m'enterrer, Débauche aux bras immondes ?
Ô Mort, quand viendras-tu, sa rivale en attraits,
Sur ses myrtes infects enter tes noirs cyprès ?
"C'est alors que tout a vacillé. [...] Tout mon être s'est tendu et j'ai crispé ma main sur le revolver. La gâchette a cédé, j'ai touché le ventre poli de la crosse et c'est là, dans le bruit à la fois sec et assourdissant que tout a commencé. J'ai secoué la sueur et le soleil. J'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage où j'avais été heureux. Alors, j'ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s'enfonçaient sans qu'il y parût. Et c'était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur."
Je me régale. Ô Saint Nicolas, tes petits protégés vont aimer souffrir à apprendre.
lundi 16 août 2010
mercredi 30 juin 2010
Depuis récemment, j'entretiens une aventure avec une nouvelle maîtresse.
Je ne m'attendais pas vraiment à vivre un jour ce type de relation tordue. Croyez-moi, malgré quelques incartades de jeunesse, je suis un garçon extrêmement fidèle à mes premières amours.
C'est pourquoi je jubile un peu devant les nouveaux horizons de plaisirs qui s'ouvrent à moi.
Par contre, j'ai un peu peur de ne pas être à la hauteur, même si ma maîtresse est une fille publique.
La faute en est de son niveau d'érudition. Ma belle n'est pas n'importe qui et ne couche pas avec le premier des faquins venu. Je dois travailler fort pour la comprendre et me doter d'outils pertinents afin de débroussailler le champ infini de ses centres d'intérêts.
La philosophie coûte cher à qui veut bien l'entretenir et c'est pourquoi je remercie Normand Baillargeon pour ses stimulants stéroïdes qui me facilitent la vie.
mardi 22 juin 2010
Une perle parmi une rivière de celles-ci
Les années soixantes son au Quebec son incrite dans un Quebec appellé de Révolution. Sous forme de tranquilité le dévelopement économique a changé souvent pour le mieux depuis la grande noirceur de Duplessis. C'est le temps des meilleur changement. Michel Tremblay expose-t-il un désir de changement?
BP, l'équipe de France, les Libéraux, le sida... de la petite bière que je dis.
lundi 21 juin 2010
Préparatif
Dans l'écartelement des collégiales morganatiques
Je trempe mon sceptre d'Ottoman pour réduire le temps acide:
Redépart vers les fées carabosses.
Que longtemps vienne le rêve.
Que Satan me vienne en vie
Pour déstructurer les filles miroirs d'écorce blanche
Qui me renvoient mon abdomen déversé sur leurs lèvres.
jeudi 3 juin 2010
L'éternel retour de mon roman

Je voudrais aujourd'hui lancer un appel à tous: en 98, j'ai égaré un livre de Kundera, L'Immortalité, et je veux le retrouver. Il est bleu pâle et porte le sceau de la bibliothèque du cégep de Joliette.
Si je vous demande de vérifier s'il se cache chez vous, c'est que j'ai besoin de L'Immortalité pour revisiter un petit concept nietzschéen dont Kundera s'est servi pour élaborer la trame de ce roman qui fut son dernier écrit directement en langue tchèque.
J'aime Kundera parce qu'il m'a souvent servi de relais à la compréhension des philosophes qui, par leur méthode ou les transgressions de méthodes qu'ils utilisent pour faire valoir leur pensée, me lassent pour la plupart. J'ai besoin d'une esthétique littéraire pour lire et c'est pourquoi je suis là où je suis. Nietzsche et ses aphorismes, à ce sujet, ne m'ont jamais plu. Par contre, même si je suis tout sauf expert de sa pensée, je reconnais la valeur et l'importance de sa philosophie, notamment pour la place inédite qu'il réserve à la nature même de l'être humain.
Comme Kundera me l'a laissé comprendre, l'être nietzschéen est conçu comme un inaccomplissement. Cependant, il n'en est pas moins doté d'une volonté, ce qui le rend apte à se situer dans le spectre de l'éthique par-delà le bien et le mal. Pour Nietzsche, c'est d'abord par la prise de conscience de son absurdité que l'être humain devient cette figure de "devenant", seul responsable d'avoir à ne pas regretter ses actes dans l'optique où la nature l'a doté de la faculté de conceptualiser le monde qui l'entoure et de prolonger le réel par l'érection d'hypothèses lui servant de repères ontologiques. À cet effet, l'hypothèse qui rendrait possible l'engagement du sujet dans un cycle d'éternel retour au même est pour Nietzsche l'ultime démonstration de la nature sur-animale du genre humain; l'être doit prendre conscience de sa potentialité négative puisque sa subjectivité n'est, en bout de ligne, qu'une force parmi d'autres qui s'influencent entre elles et qui pourraient se répéter éternellement. C'est pourquoi Nietzche prétend que l'homme bon est "celui qui cherche à ne pas faire honte à son prochain", conscient qu'il est que la souffrance d'autrui causée par soi, éternellement répétée, s'avère d'une cruauté d'autant plus monstrueuse qu'elle se situe hors-soi, torturant éternellement l'humilié en l'enchaînant sans fin à notre propre médiocrité naturelle.
L'ennui, c'est que je me souviens que Kundera jouait là-dedans, mais que je ne sais plus comment. Ça m'embête alors je vous prie de m'aider à retrouver mon roman.
mercredi 19 mai 2010
Absence motivée
Si je n'ai pas écrit depuis de longues nuits, c'est que je les ai passées à lire des bouquins. Si vous désirez discuter de l'un d'eux, allez-y. Sinon, je vous les recommande en bloc puisque ce que vous voyez ici est l'écrémage de mes lectures printanières.
mardi 20 avril 2010
jeudi 1 avril 2010
Pour que Roland Giguère ait voix au chapitre du débat sur le conservatisme comme valeur lucide et désaliène mon courroux
lundi 22 mars 2010
La préservation culturelle
OUI, la culture nord-américaine résistera au passage du temps.
Voir POURQUOI?
lundi 15 mars 2010
La religiologie au service du séculier

En marge de Max Weber ou dans le sillon de Marcel Gauchet, Luc Ferry a développé le concept de "réenchantement du monde" pour déterminer cette tendance actuelle à redorer le blason de la signifiance en l'enchâssant dans le cadre d'expériences vécues de façon "religieuse" par les sujets postmodernes. Ainsi, les expériences de la marge (les sports extrêmes, la sexualité critique, l'ésotérisme, l'ultraécologisme et autres avatars de l'engagement subjectiviste au monde) prennent un visage différent et expliquent pas mal de conduites jugées "limites" par les biens-pensants.
Les êtres humains, s'ils vivent désormais dans une époque leur permettant de réclamer une existence où la revendication de libertés morales de toutes sortes est de bon aloi, n'en demeurent pas moins des individualités avides de sens. Nos sociétés garderaient toujours une propension à la dimension religieuse de l'existence humaine, mais elles auraient développé un goût pour une "religiosité sécularisée" axée sur un individualisme perçu comme ultime vecteur de la spiritualité. Pour Ferry, c'est par l'expérience que cette dernière est dorénavant susceptible de se présenter et de s'apprécier.
Le sens n'est plus la chasse-gardée des religions instituées. Il ne se trouve plus dans la morale collective et encore moins dans les textes sacrés.
Pour ma part, je trouve que ça fait bien du sens. Et c'est ce qui m'inquiète un peu puisque cette théorie, si on la renvoie à son propre support discursif, se pervertit ipso facto par la moindre adhésion à ses propositions; paradoxalement, elle s'érigerait comme un récit de plus avec lequel il serait possible de créer du sens ou non.



































