mardi 15 décembre 2009

Une autre bonne nouvelle!

lundi 14 décembre 2009

Au sujet de la bande dessinée hyper déstructurée


Oui bon, de la part d'un maître du médium bédéesque, on ne peut parler de totale déstructuration mais plutôt d'alchimie parfaite entre mécanique graphique et scénarisation ouverte.

Andreas est à la BD ce que mes étudiants en électromécanique sont à la tondeuse à gazon: il peut en ouvrir le moteur, le reconstituer ou le transformer en séchoir à cheveux, à sa guise et selon son propre génie.

Je vous présente l'album que j'attends d'ici peu. Un chance pour vous: treize albums sont déjà disponibles chez votre libraire préféré.

samedi 12 décembre 2009

Nouveauté risquée dans la zizique: le jazz


Longtemps j'ai hésité à mettre du violon jazz dans la section zizique, parce que je me considère bien nul dans ce genre qui m'attire et m'effraie à la fois. Ambivalence qu'aujourd'hui je tente d'exorciser par le truchement d'un classique du genre qui, je l'espère, ne fera pas se retourner les amis Django et Stéphane dans leur bière.

mardi 1 décembre 2009

Le rital

Ayant été plus exposé à l'oeuvre d'Uderzo qu'à celle de Ludlum ou King à l'adolescence, je n'ai découvert que le policier et le noir qu'à l'âge adulte.

À partir du recueil Noir de femme, des amies avaient adapté une nouvelle de Michel Lebrun, Je t'aime, dans le cadre de leur cours de cinéma. Je me souviens de leur travail: un excellent péplum qui mérite toutes mes félicitations.

Pour ma part, j'ai été très intéressé par cette bizarre nouvelle construite par le truchement d'une relation monologuale (!). J'ai mangé l'oeuvre de Lebrun, mais la satiété est rapidement survenue.

Le plus grand mérite de Lebrun a été de m'introduire à son voisin de receuil immédiat, Tonino Benacquista. Sa nouvelle, La foire au crime, ne passera peut-être pas à la postérité, mais son style incisif, son ironie et sa capacité à recycler d'une façon totalement saugrenue les canons du genre m'ont immédiatement séduit.

La Maldonne des sleepings, Trois carrés rouges sur fond noir, La Commedia des ratés...des pages englouties dans le plaisir du meurtre, de l'enquête, du héros plus gris que blanc et de l'autofiction fantasmée.

Hier, son dernier opus.

mardi 24 novembre 2009

Après-correction: réespérer vite

lundi 23 novembre 2009

Moi aussi j'y passe




C'est ainsi. J'avais lu quelques pages du premier tome au détour d'une amie qui le possédait.

J'ai loué la cassette ensuite; chez moi, l'enqête policière devient panacée à l'ennui des soirées froides.

Et quand j'ai eu, sans le demander, le deuxième tome sous la main...

j'avais les images dans la tête (que j'améliore un peu: je suis libre).

dimanche 15 novembre 2009

Les sites de réseautage


Lorsque je vais sur les sites de réseautage, je suis comme un poulet PFK.

On me gave d'information sans me laisser le temps de les digérer, et on me regave, on me regave, j'ai peu de chance de m'en sortir, on m'informe tant que j'en perds la notion d'analyse, de réflexion, d'engagement, de spécialisation, de raffinement, de nuances et de lenteur. On m'oblige à aller vite, à court-circuiter ces fléaux que sont la recherche, le travail et la prudence. IL FAUT QUE JE SACHE TOUJOURS PLUS DE CHOSES ET À N'IMPORTE QUEL FUCKING PRIX SINON JE NE SUIS PAS COOL DANS MON PETIT COIN TRANQUILLE FAIT DE ROMANS, DE BD ET DE PETITE FAMILLE.

Et quand mon humble cervelle se congestionne, prête à éclater comme un foie cyrrhosé, c'est la société du slogan qui me bouffe.

Tant qu'à y être, attendons avec impatience...


...le neuvième tome de la série la plus élaborée, subtile et trippative que je connaisse.

De cape et de crocs

Tant qu' à y être, profitons-en

jeudi 15 octobre 2009

Les Intégrales

Je les veux toutes, et grand bien m'en fasse puisque je suis, pour les vrais, en retard de vingt ans.

Les intégrales

Bonne nouvelle

vendredi 26 juin 2009

Radio-Escouade vol.6


De la bonne musique pour toute la famille en ces journées chaudes.

À user de, sans modération.

La compilation ici.

Aussi, une quinzième toune à tordre les oreilles dans la Petite zizique du Cavalier94.

vendredi 29 mai 2009

L'Aventure c'est l'aventure

Depuis le 26 mai, 20h16, je me suis embarqué sur la route d'une Autre, à moi. C'est très beau et calme.

lundi 25 mai 2009

La recette de l'attente réussie



Il suffit de pêcher un petit saumon dans l'étal du IGA et de le croûter avec des champignons et des échalottes, avec un petit zeste et de bons légumes du Québec.

Ça remplit le ventre avec délectation, comme ça aide à attendre le petit poisonneau qui commence à se faire désirer en ta.

mardi 19 mai 2009

De la fenêtre de la cuisine


C'est beau, et c'est apaisant devant les défis qui nous sont promis.

dimanche 17 mai 2009

Des aulx pour le Gourmet94


La vie d'un demi-rural comme moi est remplie de bonheurs vrais, suivant le cours des saisons.

Pour les connaisseurs, vous saurez à quel point ce que je tiens dans ma main gauche, c'est le caviar de nos fôrets québécoises.

Je ne partage point. Je mange ça avec un steak tantôt.

vendredi 15 mai 2009

De l'amour pour moi


Je sais pas qui. Inconnue aux cheveux de rêve? Inconnu aux yeux de braise? Peu m'importe. On m'aime.

Oportet victoria inimicus victum necis


C'est pas que je les aime particulièrement, mais les Ouragans de la Caroline ONT BATTU LES BRUINS!

Je vis donc des moments de félicité extrême et de contentement sans fin.

"C'est par la défaite de l'ennemi que nous vaincrons la mort".
-Nicolas Champagne

mercredi 6 mai 2009

Les risque de pandémie


Les Mexicains ont eu la grippe porcine.
Les Espagnols la leur.
Les Congolais ont eu Ebola.
Les Saguenéens l'anémie falsiforme.
Les Britanniques la vache folle.

Moi, je n'ai qu'un Polonais, mais j'ai peur de la contamination. Déjà, la virulence des symptômes m'inquiète. Je dors mal, je sens de moins en moins bon, je joue à la bourse, je ne me rase plus...

lundi 27 avril 2009

Le retour


Eh oui! L'ombre de Charlemagne recouvre à nouveau la terrasse ensoleillée de ma petite maison. On étudiera jusqu'à la Saint-Jean, ce qui m'empêchera de rentrer les foins, comme à chaque année depuis trois ans. Au moins, j'aurai, peut-être, la chance de trouver réponse à mes questions!

mercredi 8 avril 2009

Pour un réinvestissement massif à l'UQÀM


Je veux aujourd'hui vous affirmer que j'appuie les actions de grève entreprises par le Syndicat des professeurs de l'UQÀM.

Depuis cinq semaines, les universitaires ont cessé leurs activités professionnelles pour revendiquer la parité salariale avec leurs collègues québécois. Vous me direz qu'ils gagnent assez cher comme ça; je vous dirai que l'UQAM est l'un des derniers bastions de la Révolution tranquille qui correspond encore un minimum à ses idéaux de fondation: l'égalité des chances dans l'accession à l'éducation supérieure. C'est pourquoi, paradoxalement, il faut jouer le jeu de la compétion salariale. Pour avoir de bons enseignements, il faut bien que les professeurs de qualité soient attirés par l'université.

De plus, le SPUQ réclame l'embauche de 300 nouveaux professeurs. C'est vous dire à quel point les ressources humaines de l'institution ont besoin aussi bien d'un renouvellement que d'un réajustement sur les politiques pédagogiques. Un prof, c'est plus stable qu'un chargé de cours, ça peut faire plus de suivi académique, maximiser les chances de réussite des élèves et faire plus de recherche pour le bienfait général de la société.

En espérant que vous fassiez quelques recherches de ce côté, je vous laisse le lien de leur site de grève.

vendredi 3 avril 2009

Le mariage est un acte décent



Aujourd'hui, un faire-part officiel m'attendait dans la boite aux lettres. Un bon ami se mariera, et je dois avouer que c'est le premier de mes proches qui saute dans l'aventure de l'amour devant tous et Dieu.

J'aurai droit au rite catholique et aux artifices du cérémonial, et je crois que c'est bon pour pas mal de gens.

J'y irai parce je suis probablement le seul grand noceur qui n'en a jamais vécu et qu'il est plus que temps que je remédiasse à cet état de fait paradoxal.

Mais surtout, j'y irai en espérant recueillir quelques goûtes, autant que faire se peut, du bonheur d'une fille et d'un gars à qui j'en souhaite pour des siècles et des siècles.

dimanche 22 mars 2009

Dimanche de la petite main sur la joue


J'ai écouté à la télé un aristocrate rigoler de ses propres jeux de mots, se targuer d'être un maître à penser pour des générations d'étudiants, me déclamer que le Québec est la province qui lui sert de fondement, que ses grands-parents sont enterrés à Richmond, à 30 minutes de chez moi.

Et puis je me suis surpris à être triste d'un pays que l'on m'impose depuis la nuit de l'Amérique du nord britannique.

samedi 21 mars 2009

Explorer le territoire centricois

Aujour'hui, je me suis levé de bonne heure. Il faisait -10° à 7h50. À 11h30, nous avons 13 degrés de plus.

C'est parfait.

Nous allons explorer la campagne qui fond, à la recherche de terres à cultiver à Sainte-Sophie-d'Halifax.

Intrépide, je me sens comme Jacques Cartier. Le scorbut, les poux et les chancres génitaux en moins.


mercredi 18 mars 2009

Saint Patrick est un sacré patron



Les Bois-Francs regorgent de gens imbibés de sang irlandais. En effet, plusieurs groupes d'immigrants anglophones se sont implantés dans le coin, puisqu'une bonne partie de la région s'était développée grâce aux loyalistes au détour du 18e siècle.

Le territoire en est d'ailleurs le témoignage le plus probant: nous avons de beaux lopins de terre bien carrés que les historiens nomment les Cantons de l'est "historiques", puisque les Cantons-de-l'est est une marque de commerce touristique estrienne déposée!

Par contre, une grande majorité des anglophones d'ici, du fait de leur isolation linguistique et d'une certaine forme de ségrégation dont ils étaient victimes (ça me fait drôle d'écrire ça), ont quitté le Centre-du-Québec après l'élection du PQ en '76. Ainsi, des villages comme Inverness et Kinear's Mills, qui avaient pourtant maintenu depuis leur fondation une population constituée de plus de 80% d'anglophones, ont carrément inverti leur ratio. Et ceux qui sont restés sont presque tous assimilés, parce que les filles francophones sont plus belles.

Le coeur est à la fête! Vive la Guiness!

Aussi, un petit hornpipe de circonstance, dans la petite zizique. C'est en format WAV: paraît-il que c'est mieux. Par contre, mes connaissances en technique de son sont des plus minimes: je ne sais pas si le morceau sera lisible dans tous vos méga systèmes super woofers. Essayez.

dimanche 8 mars 2009

Personne ne dort

L'insomnie ne m'amuse pas, mais elle libère du temps pour visionner de bien belles choses.

Nathalie MacMaster, je l'ai vue une fois à Joliette dans le cadre d'un Mémoire et racines dont je ne me souviens plus l'été. Et surtout notre ami Donnell Leahy, que je n'ai jamais vu parce que lui et sa famille jouaient avec Lord of the Dance.

Si vous n'avez que quelques instants, admirez le délire paganininesque de Leahy à partir de la 6e minute.




Merci à Guillaume pour le filon.

Le soleil

Il fait beau aujourd'hui, et ça fait deux jours que la neige fond sur les toits sans que des glaçons se forment.

mercredi 25 février 2009

Attention attendus

Premièrement, Turf finalise sa série avec le septième tome de "La nef des fous". J'ai toujours aimé sa propension aux détails graphiques qui dévoilent tout si on prend la peine de bien fouiller les cases.



Il y a mon idole Ayroles, un scénariste de talent comme il ne s'en fait plus. En fait, il faut remonter à Goscinny pour trouver mieux. Au dessin, le talentueux Maïonara, son complice de Garulfo, série que je vous recommande si vous appréciez encore plonger dans l'univers des contes réinventés.



Finalement, le septième opus de la série Sept. Inégale mais toujours audacieuse, cette série m'a convaincu et m'a fait découvrir des nouveaux auteurs qui ne sont pas distribués au Québec autrement que par ces séries concepts.

Test vidéo pour revendiquer l'hiver en attendant le printemps

Pour ceux qui ne connaissent pas Victoriaville, magnifique cité qui nous fait aimer l'hiver, quoique j'aie particulièrement hâte au printemps cette année. Il sera beau pour nous.

Mon quartier, c'est celui de lu mont Arthabaska. Le musée Laurier est juste à côté.

lundi 16 février 2009

Comprendre le mimétisme

En tapant mimèsis dans le moteur de recherche que vous connaissez tous, on trouve cette illustration que je trouve pas mal.

Il suffit d'avoir pour faire vouloir.


mercredi 11 février 2009

Ma nuit du mercredi

Je suis un partisan du Canadiens. J'aime mon équipe.

Mais il est 00:21, on perd sept à un en fin de troisième, et il me vient des goûts de lecture dignes de la situation, question de rincer l'orgueil blessé.


L'histoire en vagues


J'ai un regard maritime sur l'histoire.

Le passé tangue, il est dynamique, et comme un Amazone, c'est toujours l'amont du courant qui détermine la qualité du limon des terres du delta.

Houleuse, l'histoire noie beaucoup de poissons... et les digues ambivalentes des bien-pensants, en plus d'eutrophier des pans importants de la mémoire, laissent perplexes par la bêtise des discours-fleuves qui la contiennent dans les perspectives du spectacle.

Et qui conserve le nom de la rue? Le conquérant.

Et qui prendra d'assaut cette rue qui lui appartient? Le peuple, mutin de ses faux capitaines.

jeudi 29 janvier 2009

Premier envoi du CIfIT

Ma planif de prof d'histoire étant ce qu'elle est, j'ai dernièrement eu peu de temps pour pianoter sur mon ordi. Mais ne craignez rien, ça s'améliore et vous pourrez de nouveau recommencer plus fréquemment à gloser sur mes savantes propositions webestres.

Voici le lieu de mes occupations professionnelles, pour vous recompenser de votre patience. La photo vaut ce qu'elle vaut, mais elle est à l'image de mon bureau: moderne et éclairée.


mercredi 7 janvier 2009

N'oubliez pas la discothèque

Pour vous rappeler que je compte toujours mettre à votre disposition 94 morceaux de ma zizique via ce blog, même si j'ignore si j'en perds les droits en les hébergeant sur cette filiale de nos amis Google. Mais quand même, si quelqu'un(e) peut répondre à mon interrogation, qu'il/elle me le fasse savoir je vous prie!

Allons-y dans l'électro pour ce treizième petit morceau, puisque je ne suis pas seulement homme de coutumes. Les sonorités et beats ont été construits à partir de mon essentiel ordinateur, mais les tracks de piano et de cordes sont du Cavalier94 direct dedans sa cuisine qui ne sert pas qu'à la philosophie.

Ça s'appelle Janvier bleu.




mardi 6 janvier 2009

Écrire pour écrire

Je peux pas dire que mes habitudes d'écriture sont les plus souples qui soient. J'ai beau m'essayer dans divers recoins de la ville, je m'aperçois que l'écran n'est pas aussi généreux pour moi dans les couleurs pourtant chaudes du café, que les touches sont plus grasses dans les néons de mon bureau de prof, ou encore que les jolis visages, lorsqu'ils se lèvent de table, ne font pas toujours de jolies filles.

Je sais bien que les mots ne me serviront pas, encore aujourd'hui, à la réalisation du projet auquel je les réservais. J'aurais tendance à dire que Peu m'importe! puisque ce qui compte, c'est encore et toujours le plaisir qu'ils me procurent inconditionnellement...mais j'ai envie de tourner des pages c'est temps-ci, pas d'en remplir de nouvelles.

samedi 3 janvier 2009

Le besoin de se resurfacer en profondeur

Lorsque tu te sens pas trop content de te lever et que tu es en manque de café même après deux tasses.

Lorsque tu trouves les caractères du journal stupidement petits et que le con d'imprimeur devrait quand même s'en rendre compte puisque c'est sa job, crétin, et qu'une émission de pêche tournée dans un pays fuckin' luxuriant (et chaud) te taquine des poissons tropicaux que tu ne pourras jamais pêcher de toute façon, câlisse, dans les lacs de ton faste pays, si nombreux soient-ils que leur dénombrement exact est impossible de nos jours et sûrement à jamais et que cette immensité te pèse et que c'est pas dans tes habitudes et que ton livre aimé hier te paraît comme le plus emmerdant recueil d'inepties, de ratiocinations et de logorrhées de l'hémisphère ouest...

Chausse tes patins et enfile ton chandail du Canadien. Le hockey dehors, avec pas de casque, t'attend.

samedi 27 décembre 2008

Dans mon chandail du Canadien

Je suis au chaud dans mes cadeaux et la pluie tombe. Rien ni personne ne pourra changer ça.

jeudi 18 décembre 2008

Le P.M. typique du Cavalier94

Le lieu de travail est le contenant du temps qui passe.


lundi 15 décembre 2008

J'aime ça les bilans partiels

Je sais, la liste qui va suivre est en anglais mais PEU IMPORTE puisque j'ai en effet accompli le numéro 36.

Faites comme moi et comme mon amie Eternalwriter: copiez/collez et puis mettez en gras les choses que vous avez faites.

1. Started my own blog
2. Slept under the stars
3. Played in a band.
4. Visited Hawaii
5. Watched a meteor shower
6. Given more than I can afford to charity
7. Been to Disneyland/world
8. Climbed a mountain
9. Held a praying mantis
10. Sung a solo.
11. Bungee jumped
12. Visited Paris
13. Watched lightning at sea
14. Taught myself an art from scratch.
15. Adopted a child
16. Had food poisoning
17. Walked to the top of the Statue of Liberty.
18. Grown my own vegetables.
19. Seen the Mona Lisa in France.
20. Slept on an overnight train
21. Had a pillow fight
22. Hitchhiked
23. Taken a sick day when you’re not ill.
24. Built a snow fort
25. Held a lamb
26. Gone skinny dipping
27. Run a Marathon
28. Ridden in a gondola in Venice
29. Seen a total eclipse
30. Watched a sunrise or sunset
31. Hit a home run.
32. Been on a cruise
33. Seen Niagara Falls in person
34. Visited the birthplace of my ancestors
35. Seen an Amish community
36. Taught myself a new language.
37. Had enough money to be truly satisfied
38. Seen the Leaning Tower of Pisa in person
39. Gone rock climbing
40. Seen Michelangelo’s David
41. Sung karaoke.
42. Seen Old Faithful geyser erupt
43. Bought a stranger a meal at a restaurant
44. Visited Africa
45. Walked on a beach by moonlight
46. Been transported in an ambulance
47. Had my portrait painted
48. Gone deep sea fishing
49. Seen the Sistine Chapel in person
50. Been to the top of the Eiffel Tower in Paris.
51. Gone scuba diving or snorkeling
52. Kissed in the rain
53. Played in the mud.
54. Gone to a drive-in theater
55. Been in a movie
56. Visited the Great Wall of China
57. Started a business
58. Taken a martial arts class
59. Visited Russia
60. Served at a soup kitchen
61. Sold Girl Scout Cookies.
62. Gone whale watching
63. Got flowers for no reason
64. Donated blood, platelets or plasma
65. Gone sky diving
66. Visited a Nazi Concentration Camp
67. Bounced a check.
68. Flown in a helicopter
69. Saved a favorite childhood toy.
70. Visited the Lincoln Memorial.
71. Eaten caviar
72. Pieced a quilt
73. Stood in Times Square.
74. Toured the Everglades
75. Been fired from a job .
76. Seen the Changing of the Guards in London
77. Broken a bone
78. Been on a speeding motorcycle. “Speeding” is a bit of a stretch.
79. Seen the Grand Canyon in person
80. Published a book.
81. Visited the Vatican
82. Bought a brand new car
83. Walked in Jerusalem
84. Had my picture in the newspaper
85. Read the entire Bible
86. Visited the White House.
87. Killed and prepared an animal for eating.
88. Had chickenpox.
89. Saved someone’s life: Salut, Dan Charette.
90. Sat on a jury
91. Met someone famous
92. Joined a book club
93. Lost a loved one
94. Had a baby
95. Seen the Alamo in person
96. Swam in the Great Salt Lake.
97. Been involved in a law suit
98. Owned a cell phone
99. Been stung by a bee.
100. Ridden an elephant

C'est plaisant, mais la liste serait encore longue.

vendredi 12 décembre 2008

Mordorer le plancher

À mesure que le ciel invisible tente d'immaculer la terre gelée de ses bordées angéliques qui persistent à t'aimer malgré les cols bleuis,

Lève les yeux,
et évite la plage qui se forme sous tes pas.

lundi 8 décembre 2008

Capitaine Canada

Jean Charest a enfin compris: s'il costume son corps de Superhéros des couleurs du Québec , rien ne l'empêchera plus de devenir enfin le leader maximo de tous les Québécois.


Souverainistes, aimez vos ennemis comme Il vous l'a demandé.

Connard va.

samedi 6 décembre 2008

Lecture robe de chambre et café

Qu'il est bon de paresser dans le soleil d'hiver par un bel avant-midi.


La série demeure un plaisir pour les yeux, avec ses contours fondus et ses paysages tout en contraste. Les nuits de confidences sont tout à fait splendides. De bien belles planches qui livrent leur lot de petits drames aussi tranquilles qu'existentiels avec simplicité et limpidité.

Mes grands-parents ayant été propriétaires du magasin général de Saint-Alphonse-Rodriguez, je suis directement appelé par Loisel et Tripp qui touchent, à mon avis, quelque chose de sincère et de crédible dans ce Québec que nous avons presque tous oublié.

J'admire leur capacité de distanciation et félicite Jimmy Beaulieu, leur coopérateur linguistique, qui leur a permis de réactualiser notre passé comme s'il était le leur.

mercredi 3 décembre 2008

La plastination au service du Cavalier94

mardi 2 décembre 2008

Je l'ai dis, je le fais

Le respect de la parole donnée est un concept que j'aime. Il est encore à ce jour celui qui me semble le plus utile pour départager les recommandables et ceux qui ne le sont pas, et inversement. Bien que d'autres concepts connexes me tiennent à coeur, je me fierai aujourd'hui à la parole donnée pour introduire ma volonté d'accomplir un engagement pris auparavant par moi-même dans ce blogue: vous reparler du bouquin d'Arturo Pérez-Reverte, Le Tableau du Maître flamand.

J'ai lu ce livre au printemps dernier, mais je m'en souviens bien puisqu'il est plutôt raté. Tout d'abord, s'il faut s'y intéresser un peu, ce n'est sûrement pas pour l'originalité de l'évolution de sa trame. Mes expectatives quant à "la glauque Hollande" et tout ça se sont avérées froidement castrées dès les premières pages du volume. Au contraire, le livre n'a de ces terres que l'épithète présent dans le titre. Déception personnelle, mais tout de même.

Ce livre démontre aussi une tendance malheureuse de la part de Perez-Reverte à manquer de finesse dans la construction de ses personnages. L'héroïne du Tableau du Maître flamand est une nana clichée, artiste plantureuse à l'italienne, ingénue sur commande, cultivée comme quatre mais aimant se faire prendre, pas toujours avec autorisation, dans son grand atelier rempli de tableaux qu'elle seule, évidemment, peut efficacement restaurer en enfilant café sur café. Pas trop neuf.

Les autres personnages sont pâles et cons et supportent mal la lourdeur des descriptions toutes conçues sur un canevas corps/job/défauts platement récurrent. Pire, les personnages secondaires ne vivent pas, ils se contentent de papoter. De plus, ils sont soumis à une objectivation malheureuse de la part de Reverte, dans l'optique où il ne se sert d'eux que pour effectuer des mises en contraste avec la prima nana.

Côté narrateur, un classique omniscient qui ne fait de mal à personne. Rien de surprenant. Les dialogues, parfois verbeux, sont nombreux et répondent généralement bien à la responsabilité qui leur incombe en tant que procédés énonciatifs et descriptifs: même s'ils sont médiocres, les personnages sont bien campés par leurs discours et conversations.

Ce qui est au coeur de l'intérêt que suscite le roman, c'est définitivement cette démarche narrative qui consiste, pour le premier tiers de l'histoire, à faire progresser le récit à rebours, au fil d'une enquête qui reconstruit les faits en s'articulant autour des coups joués sur une partie d'échec observable sur l'oeuvre d'art du maître Flamand Van Huys. Cette reconstruction fait certainement état d'une démarche intellectuellement intéressante puisqu'elle est susceptible de prodiguer à tous une certaine disposition à la reconstruction du réel en tenant compte de ses amonts. Mais l'idée, chez Pérez-Reverte, ne fait pas honneur à la légion d'auteurs de polars qui, par soucis de crédibilité et pour éviter les redites, évitent depuis longtemps de saborder leur travail sur les sempiternels et surutilisés écueils que sont les traumatismes de l'enfance.

Il est dommage de supporter un livre en espérant obstinément trouver un filon, n'importe lequel, qui serait susceptible de réconforter notre intuition initiale positive par une petite tape dans le dos ou, du moins, de nous emmener vers une rédemptrice indifférence. Mais Le Tableau du Maître flamand m'a plutôt laissé une arôme de colère dans le nez. Que les pages s'essoufflent et tranquillement commencent à emmerder, ce n'est pas grave. Ce qui est dégueulasse, c'est que le cul-de-sac créatif de l'ensemble. La vacuité de cette histoire bête de meurtre me donnait envie de prendre Pérez-Reverte dans un coin tranquille pour lui annoncer qu'un petit coup de cuillère à pot de freudisme aurait suffit à motiver en trois pages son roman de 300.

Grosse parution

Andréas se commet encore une fois avec un 13e Capricorne qui promet, comme d'habitude, plasticité maniaque et labyrinthiques constructions narratives. Le cycle dans lequel le tome s'insère est d'une rare audace conceptuelle et fait contraste avec le je-me-moi omniprésent des auteurs nouvelle vague.

C'est ça aussi, refuser les conventions: s'en imposer des tonnes, les unes après les autres, pour en dépasser les limites et ainsi envoyer paître les chantres du lyrisme qui fendent des culs sans se rendre compte que leur mine sent la merde.

Il ne faut pas rester seul une semaine

Je suis allé chercher des lumières de Noël et des boules pour le sapin. Je n'ai même pas résisté à acheter une pelle à neige, ma première à moi. Je me suis dis que j'avais des chaises en bois faciles à ranger le long des murs, un électronique thermostat et un BBQ qui hiverne, le temps de laisser sa place au ragoût de fucking bonnes pattes.

Je suis dans un château dont les trésors éventrés t'espèrent, et que miroitent les rayons des guirlandes dans tes yeux attendus.

dimanche 30 novembre 2008

Nouveau projet sympa


Juanjo Sáez

Le Cavalier94 sur Youtube

Mon frère Vincent s'est amusé à filmer, dans son pan de vie de producer montréalais, des poètes street bangers qui disent de bien belles paroles mais qui ont, et surtout, posé leur cul de rappers chics dans le Cavalier94 qui se trouve à l'exact fondement du patronyme d'artiste de l'auteur de ces lignes.

FP CREW: Les rues de Montréal



samedi 29 novembre 2008

Les pellicules du Ciel

La neige, c'est beau en ta.


Ce sont les grattes qui gâchent un peu, avec leur abrasif shampooing.

vendredi 28 novembre 2008

Connaître ce que l'on va manger ou La palette n'est pas qu'un concept hockeyesque

L'alimentation est l'un des modalisateurs les plus puissants d'un zeitgeist culturel depuis déjà longtemps inquiet. Mais il n'est pas donné à tous de mettre en action la compétence de la curiosité pour confronter sans détour le "de quoi" ? trop souvent refoulé par nos pairs rendus cyniques face aux élections et autres crises majeures de nos temps moribonds.

Moi, je mets mes culottes, je cherche et je trouve.

Pour vous allécher et vous instruire, voici le résultat de ma recherche sur la constitution interne de ce que je m'apprête à cuisiner pour mon amoureuse et pour moi.

A- INFRASPINATUS (SOUS ÉPINEUX)
B- SUPRASPINATUS (SUS-ÉPINEUX)
C- TRAPEZIUS (TRAPÈZE)
D- RHOMBOIDEUS (RHOMBOÏDE)
E- SPLENIUS (SPLÉNIUS)
F- TRICEPS BRACHII (TRICPES BRACHIAL)
G- TERES MAJOR (GRAND ROND)
H- SUBSCAPULARIS (SOUS-SCAPULAIRE)
I- SERRATUS VENTRALIS (GRAND DENTELÉ)
J- SCALENUS DORSALIS (SCALÈNE POSTÉRIEUR)
K- LONGISSIMUS DORSI & LONGISSIMUS COSTARUM (LONG DORSAL & LONG DES CÔTES)
L- COMPLEXUS (COMPLEXUS)
M- LONGUS COLLI (LONG DU COU)
N- SPINALIS DORSI (ÉPINEUX DU LONG DORSAL)
O- MULTIFIDUS DORSI (MULTIFIDE DORSAL)

En gros, je vais manger quelques muscles d'un cadavre de vache.

mercredi 26 novembre 2008

L'évolution lamarckienne

L'adaptation n'est pas affaire de sélection naturelle.

J'ai la preuve que c'est Lamarck qui avait raison: la spécialisation des êtres vivants en de multiples espèces est due aux circonstances variées auxquelles ils sont confrontés dans des milieux variés et auxquelles ils sont contraints de s'adapter en modifiant leur comportement ou leurs organes pour répondre à leurs besoins.

À Victo, les choses de l'esprit sont omniprésentes, à tel point que le corps réagit, prouvant de ce fait que la science s'égare avec Darwin.


Musique de moi pour l'univers

J'ai envie de mettre en ligne pas moins de 94 morceaux de bonheur.

Le traditionnel ne fait jamais de mal à personne.

À voir dans la section zizique à droite.

lundi 24 novembre 2008

Les lectures du mois: pour contrer la crise monétaire

J'ai ça, pour glacer le cerveau et régresser vers des attitudes qui pourraient nous permettre de peut-être survivre au cas où tout pèterait dans notre merveilleux monde Disney. Gris comme une shop d'acier. Froid comme novembre.




Et puis le relisable à jamais Das Parfume que je tente tant bien que mal à faire ingérer aux Électromecs à qui j'enseigne. C'est au niveau du larynx que ça leur bloque; ça réchigne à progresser dans le système digestif de leur jeune intellect à deux temps. Mais, au moins, ils y goûtent.

Ce qui est très bien pour un livre sur les odeurs.



De mon cêté, je déguste une très belle huitième, peut-être une neuvième, expérience de ce petit Cd'O. Cette fois, même la séquence de la caverne me fait bander le nerf olfactif.

Et le film n'a rien détruit, ce qui est garant de la qualité du livre. N'est-ce pas?

Puisque puisque

Puisque Victoriaville n'est pas à la portée des maigres voyageurs.
Puisque je comprends très bien ça.
Puisque l'architecture est art.
Puisque ce n'est pas tout le monde qui a vu.
Puisque je suis un universaliste.
Puisque tout le monde y a droit.

Puisque la figure de style que j'utilise est une anadiplose.

Voici le lieu.

Ka bong

J'ai quelques faits en latence, et la télé qui fonctionne, tonitruante dans les câbles. Tête pleine de gestion et de hockey à ne pas rater, jouer à la gaffe sur des rivières de gels. Remettre toujours des choses, sir, sur le mode retardé.

Je reviens dans les bloggggggs, beding bedang.

dimanche 8 juin 2008

VictoPuissance

Juste pour dire que je suis à Victo et que j'aime trop.

dimanche 11 mai 2008

Pater all the way

J'ai 30 ans.

L'heure de ne pas rien laisser commence.

Je t'arrange ça, chérie.

Avec toi.

mardi 29 avril 2008

Dur dur

Toi, celui ou celle qui a du temps à consacrer à cet envoi, je t'avertis: il ne devrait pas apparaître dans la cité. Sache que je ne pourrai parturienter de quoi que ce soit, car aujourd'hui, je fonctionne sur le cruise.

J'ai la tête dans la copie mon ami, et le corps dans l'abîme de la correction, petit con. Je lis comme l'automate concentré sur sa prédation, à l'affût de l'erreur tapie dans les fourrages de la connaissance.Piteuse pitance.

J'analyse et j'évalue ce que je viens d'écrire, je scrute les mots à l'instant même qu'ils apparaissent sur l'écran, je me métacognitivise les doigts et ça me fait chier de ne pas trouver mon plaisir, puisque je n'y suis pas.

Alors bamos, mais ça fait du bien.

mercredi 23 avril 2008

Gaylord, fondateur

En 1970, au cours d'un meeting où la perspective de vivre dans un monde moins sale lui sembla être une idée assez souhaitable, un mec des States s'est amusé à fonder le Jour de la Terre. Il portait un prénom qui, selon moi, serait un des prénoms les plus préjudiciables, si porté au sein de notre postantipostmodernité actuelle: Gaylord. Avis aux futurs parents.

Gaylord est décédé depuis quelques années maintenant. Eh oui. Malgré cela, il a réussi à accomplir ce que, selon moi, nous devrions tous espérer faire un jour à notre tour: fonder quelque chose.

Pour les inimaginatifs, ne craignez rien, l'éventail des possibles à fonder est infini. Ça pourrait être une revue sur les cadenas, un club de 500, un groupe de réparateurs de grille-pains sans système d'arrêt automatique, une confrérie sectaire de collectionneurs d'images d'animaux laids, une fondation pour l'hôpital de Montréal pour les enrhumés, ou alors une série B.D., un regroupement de dégustateurs de viandes indues comme le phoque et le glouton. Quoi d'autre? Peut-être un collège d'éducation (in)civique où l'on apprendrait à calculer tous ces trucs de spécialistes envers qui on est obligé de se fier, faute de savoir comment comprendre des connaissances, tu vois? L'important, c'est de fonder quelque chose d'essentiel, puisque l'essentiel, c'est important.

Gaylord, lui, a réussi sa part d'essentiel: son projet a tout d'abord survécu, ce qui est approprié pour espérer mener une longue vie, et il s'est constitué en icône d'une culture écologiste dont la consolidation, naturellement, ne sera jamais totalement accomplie. Toujours sa capacité de réponse à la menace qu'est l'humanité sera éprouvée. À chaque combat ses armes.

Je ne sais pas si l'ami Gaylord serait fier de l'exubérante croissance qu'a connu son Jour de la Terre ou non; c'est bien beau la conscientisation, mais nous scrapons fort partout et plus que jamais, nous ravageons, nous nous interdisons de réduire, nous ne réutilisons qu'à moitié.

N'empêche, des gens foncent, s'activent et fondent des choses. Bout à bout, ce sont ces multiples fondations qui, à l'image de milliers de pas de danse en pantoufle, se commueront un jour en un torride tango collectif dans le dancehall tout propre que sera notre grosse boule qui roule dans l'univers et qui un jour, paf, va sauter. C'est sûr.

Mais nous, auparavant, nous aurons eu le temps de nous changer nous-mêmes, parce qu'on est pas si pressé d'y passer; ça prend quand même du temps fonder, dessiner et juter, manger, collectionner, voyager et tout.

vendredi 18 avril 2008

Mettre en échec

J'adore jouer aux échecs, mais je connais leur dangerosité. C'est un jeu potentiellement destructeur et je m'en tiens éloigné.

Pour ceux qui ont déjà côtoyer des inconditionnels de ce jeu, vous savez certainement que les échecs ne se contentent pas toujours de divertir les neurones: elles peuvent aisément faire vaciller la flamme de la lucidité.

Malgré la noblesse du jeu, je suis convaincu que les 64 cases maudites sont de l'ordre de ces icônes mystiques qui assiègent l'inconscient collectif de notre hypermodernité; le centième nom de Dieu, la cabalistique recherche du Verbe, le 666, ou encore l'origine de pi.

L'amour du roque, comme une passion morbide, est la slot machine des biens-pensants, et ses héros sont des boucs offerts à l'autel d'un faux intellectualisme. Les échecs, c'est de la compulsion. Point.

Je m'en doutais depuis le Porté-disparu. Zweig en a parlé là-dedans, s'occupant du volet aliénation:




et aujourd'hui, j'ai mis la main sur ça:



Meurtre, enquête, sang dans la glauque Hollande. Je vous en reparle.

mercredi 16 avril 2008



Le Noir objet
Hôte des secrets et des dates fixées
Se tient dans l'espace; axe de grès
D'idées belles, dédiées
À l'irrépressible
Et lever l'ancre
D'un dessein hagard.

80's réveil

Ce matin encore, une musique faite par un harmonium trouvé m'a réveillé. C'était une rhapsodie bohémienne qui m'a renvoyé, bye bye le cowboy, dans un rêve où les rues n'avaient pas de nom. Une fille matérialiste m'offrit du rhum et des femmes. C'était vendredi, et j'étais en amour avec toi. Allez Eileen! Quand, enfin, te rendras-tu compte que le monde fait pop! lorsqu'on le joue sur des cloches tubulaires?

mardi 15 avril 2008

L'ébionite

Les jours de printemps sont des marchés Jean-Talon de tentations ébionistiques. Comme une assiette fracassée sur le plancher, cling crak bedang, tout balancer, user mes souliers, voir d'autres soleils, rêver plus, écrire dans un boisé, tracer des sentiers pour les battre solide avec des enfants qui courent de jour en jour plus vite, assurés qu'ils sont d'arriver bientôt, eux aussi, à ressentir le temps.

lundi 14 avril 2008

Le goût du poisson

j'ai pas le temps de rien faire, et c'est ça qui m'emmène à réaliser n'importe quoi, pour éviter le nécessaire.

Confiné aux contours de la qualité, aussi bien me diversifier les plates-formes médiatiques et mettre ma ligne à pêcher dans tous les lacs et rivières de lave que je rencontre.

jeudi 3 avril 2008

Des références littéraires

De l'ensemble de ceux qui ont lu lors de leur adolescence, deux camps se distinguent. Les tenants du premier sont ceux qui lisaient de tout et de n'importe quoi, sans discrimination, et qui aimaient à se perdre dans la confusion des genres. Les autres lisaient ce qu'ils aimaient, non pas par propension à l'exclusivisme, mais simplement parce qu'ils étaient, déjà, plus intimement au fait de leur personnalité et de leurs ambitions, ce qui influence sans contredit les perceptions quant à l'utilité de lire.

Aujourd'hui, la contemplation mnémoniques de la mosaïque informe de mes lectures adolescentes me fait vivre avec nostalgie cette émotion d'ouverture absolue que je crois caractéristique de tous les éparpillés. De plus, je me rends bien compte que ces livres sont en moi, du moins pour quelques-uns de leurs thèmes, de leurs personnages et, souvent, pour certains de leurs passages. J'ai même tendance à analyser ma vie et à fixer mes références à partir d'expériences littéraires qui peuvent paraître, je l'avoue et le revendique, d'une légère mais complexe insignifiance.

Ainsi, j'ai tendance à renforcer l'assimilation de mes expériences nouvelles d'homme-adulte par leur parenté avec des références littéraires qui n'ont, souvent, rien à voir avec la sériosité conventionnelle de ces entreprises. Par exemple, la recherche d'une maison qui m'appartiendrait en propre.

Mes recherches immobilières (ô labyrinthe dans lequel, ami, tu peux finir dévoré) sont guidées par l'expérience de la lecture du quatrième tome de la série "Anne" de Lucy Maud Montgomery, lu lorsque j'avais treize ou quatorze ans, et intitulé "Anne et sa maison de rêve". Dans ce joyaux de bagatelles et de puérocentrisme, l'héroïne, enfin décidée à consacrer son existence à son amour de Gilbert Blyth et tout autant résolue à éduquer joyeusement sa descendance qu'elle sait, non sans fierté, détentrice de ces gênes hyper-puissants que sont ceux liés à son imagination de midinette extraterrestre qui peut aisément, sous le truchement d'enrobages fantaisistes variés, vous déguiser en chicane de fées de féroces luttes intestines entre presbytériens et méthodistes un jour et, le lendemain, vous trimbaler le jugement critique dans un truculent véhicule de doux mensonges où la conscription devient l'avatar d'un tournoi chevaleresque, me sert de modèle.

Bien que tendancieuse, Anne possède une maison comme je me la souhaite: petite et mignonne, idéale pour démarrer sa famille, pas top chère et distante des voisins, ancienne, craquante mais solide et accueillante. Ce genre de truc que les romans de Lucy nous font voir réellement, sans même que CBC ne soit obligée de s'en mêler, puisqu'à l'époque, les images résidaient dans le monde des mots.

Voilà, c'est ça que je recherche: une maison pour les mots. Une belle maison, accueillante et chaude, rebelle et amusante, donc utile. C'est pourquoi, à l'image d'Anne et de mes autres confrères/consoeurs éparpillé(e)s, je consens à laisser mes rêves nocturnes vagabonder dans les zones brumeuses et fantaisistes des elfes cachées dans les greniers: ainsi s'éloigne l'effroi que m'inspirent les systèmes de chauffage et les taxes municipales.

mercredi 2 avril 2008

Océan-grève

Lorsqu'on marche longtemps sur la plage, il advient toujours ce moment où le sable devient pierre: c'est la grève qui commence, fouettée par les marées.

Marcher sur la grève lacère les pieds, rompt les cartilages, fait ressurgir les béquilles. Et à proximité, le son de la mer, trop loin encore.

mercredi 14 novembre 2007

Où scripturer?

Quand le moment d'écrire est venu, j'ai pensé qu'il me faudrait trouver ce coin retiré et solitaire que les mésadaptés revendiquent pour laisser filer leurs doigts élimés sur le clavier de leur boîte à métaux lourds.

Mais j'ai rapidement réalisé que j'étais mieux placé pour laisser venir à moi les muses de Dostoïevski dans le désordre intérieur de ma tête de Cavalier. Sourd au réel, mais relié aux autres par la dichotomie ruralité/urbanité.

La campagne: bruits des camions qui se renversent sur le bas-côté, vaches qui vagissent sans qu'on ne les ait touchées, bruants qui foncent dans les vitres à la recherche d'un compétiteur. Elle est organisation du mouvement.

La ville, elle, n'a pas d'influence. Elle chante seule de ses mille voix, harmonie mécanique de chauves cantatrices. Portrait décalé et multiple, parce que stroboscopique.

Et c'est là que j'écris, à mi-chemin de leur corporalité, dans les fesses de ces demoiselles ingénues.

mardi 13 novembre 2007

L'instrument du Cavalier 94


Ça, c'est ce qui propulse mon rutilant engin-off-beat sur le deuxième temps.

De l'importance de savoir conduire un Cavalier 94

Il faut absolument que tu mettes la clé dans le démarreur et que tu la tournes d'arrière en avant par une méthodique contraction du pouce et de l'index de la main droite, sinon, tu te retrouves en enfer, dévoré par un lion femelle de tôle.

mercredi 5 septembre 2007

Cavalier 94

Qu'en est-il des dernières poches de résistances aux futures technologies?