mercredi 1 février 2012

Futur de passage

Pour la jeunesse

La liberté est un examen.

À 60%, elle passe.

lundi 23 janvier 2012

Le Horla

Depuis ce matin, je sens une présence qui m'observe en qui me dit: relis Maupassant, professeur; je suis dans ton dos, j'attends que tu te plantes, et relis Maupassant nom de Dieu de scrogneugneu.

Ce n'est pas drôle de subir ce sentiment-là.

dimanche 22 janvier 2012

Ils gagneront


Les Patriotes sont des gros garçons qui en frappent d'autres contre de l'argent et des commotions cérébrales. Il n'y a pas de sot métier, mais beaucoup de sots travaillent.

Malgré tout, ce qui me plait chez eux, c'est qu'ils savent non seulement gagner des matches, mais aussi empêcher les autres de les battre quand lesdits adversaires jouent mieux qu'eux. Les Ravens et leur botteur Billy Cundiff en sont la preuve.

Je souhaite donc le Superbowl au seul produit sportif de la région de Boston que je tolère.



samedi 21 janvier 2012

Programme de la session

Voici mes petits terrains de jeu pour la session Hiver 2012.

En Littérature québécoise:



Et en Renforcement en français


Je calcule que j'aurai fait le tour de l'œuvre théâtrale de Trembaly d'ici la fin de ma carrière, peinard.


mercredi 11 janvier 2012

Bonne année

Si, avant trois jours, personne ne m'a fait parvenir un message de bonne année par le truchement de ce blogue exsudant la déréliction, je le brûlerai comme une charmeresse lubrique sur le bûcher de mon indifférence.

vendredi 6 mai 2011

L'Immortalité retrouvé

Ne vous méprenez pas : mon titre d'envoi n'est pas fautif, puisque je veux commenter brièvement le roman L'Immortalité de Milan Kundera. Vous comprendrez ainsi que la faute d'accord n'est qu'illusion.


Tout d'abord, mon enquête pour retrouver ma belle édition bleu poudre n'a rien donné. Le voleur ayant été volé, fermons ce chapitre en une belle sépulture : je l'ai racheté au prix fort chez Renaud-Bray, en même temps que l'excellente BD Soul Man que je vous recommande.


Mais trêve de circonvolutions, je voulais vous dire que je vous ai guidés dans les patates en confondant les œuvres l'Insoutenable Légèreté de l'être et l'Immortalité. La question de l'éternel retour ne se retrouve pas du tout dans le dernier nommé...ouch.


Il faut plutôt envisager L'Immortalité comme une mise en scène brillamment diachronique d'archétypes philosophiques ayant pour convergences les thèmes de l'amour et de l'image de soi.


Difficile à résumer, ce roman frappe acidement le coeur malade de notre société dans la plupart de ses champs de savoirs actuels. Ainsi, l'aliénation créée par la toute-puissance des images dans notre monde réseauté avait déjà été pressentie par Agnès et Paul :


« Elle reprit le magazine et dit : «Quand tu places côte à côte les photos de deux visages différents, tu es frappé par tout ce qui les distingue. Mais quand tu as devant toi deux cent vingt-trois visages, tu comprends d'un coup que tu ne vois que les nombreuses variantes d'un seul visage et qu'aucun individu n'a jamais existé.


-Agnès, dit Paul et sa voix fut soudain grave, ton visage ne ressemble à aucun autre.


[...]


-Je sais. Tu me connais par mon visage, tu me connais en tant que visage, et jamais tu ne m'as connue autrement. Aussi l'idée n'a pu te venir que mon visage ne soit pas moi. » (p. 57)



Je considère ainsi légitime la remise en question de la publicisation effrénée du corps comme normalisation de la connaissance de l'autre.


Sur ce, jamais je n'ouvrirai de compte Facebook, car mon image se trouve ailleurs.


lundi 11 avril 2011

mercredi 30 mars 2011

La correction ma muse

Ma personnalité complexe est une troublionne de l'ordre et du (des) devoir(s). Je dois lui infliger de la correction.

Des copies s'empilent, laissant sur la table de travail tous ces mots qui s'amoncellent en montagnes d'amphigouriques salamalecs d'un langage neuf: celui du français métamoderne (je revendique le concept) qui sait exprimer exactement ce que le prof veut, mais en usant de lambeaux de signification comme phare de la pensée.

J'aime mon métier qui me fait toujours chercher le sens là où il se trouve: dans l'ombre.

mercredi 2 mars 2011

Être en Relations

La revue Relations à laquelle je me flatte d'être abonné depuis belle lurette, souffre à mon avis d'une sous-estimation importante dans le paysage des fanzines engagés du pays. À bon entendeur...

En tout cas, je vous exhorte à acheter le dernier numéro (mars 2011), car il m'apparaît encore plus senti que d'ordinaire.

Peut-être parce que son dossier porteur remet quelques pendules à l'heure concernant l'idée même de ce que la gauche sociale se devrait et se devra d'être.

Peut-être aussi pour s'aider à se remettre en tête cette indignation qui est, à mon humble avis, la seule piste d'espérance pour une société québécoise de plus en plus mal outillée pour déjouer la superficialité, l'éphémère et le relativisme comme seules propositions de sens disponibles.



Aussi, ce que j'apprécie de Relations, c'est la pluralité des voix qui construisent la revue. Ainsi, des universitaires, des gens de foi progressistes ou encore des artistes engagés s'y regroupent, motivés par l'exploration solidaire du monde et la production de bien belles choses.

Voici le dénouement d'un extrait d'un carnet du cinéaste Hugo Latulippe, à propos de son expérience de l'extrême droite européenne, en plein essor. Pour moi, ce radicalisme poétique est ontologiquement supérieur aux propositions contraires qu'il dénonce. Et ça fait du bien.

Une connexion haute vitesse avec les étoiles est établie.
Tiens-moi la main très fort s'il te plaît,
je fais un voeu.
L'extrême droite organisée en parti politique
n'existera pas ici.
C'est tout le pays boréal qui sera en bois deboutte.
C'est tout le pays qui ouvre grand.
À partir d'aujourd'hui,
nous élirons une suite ininterrompue de porteurs
d'éclairs,
républicains, humanistes, internationalistes.

Avec les gens d'avant,
avec les gens d'après,
dans nos maisons, nos bistros, nos écoles à foison,
nous chaufferons le poêle d'un autre siècle
de Lumières.

-Hugo Latulippe, «Ces porteurs d'éclairs», Relations, no 747, mars 2011, p.21.

mercredi 26 janvier 2011

Plaisir de cow-boy


Les Québécois sous Lucky Luke.

lundi 10 janvier 2011

Programme de la session

Je sais que la plupart des gens qui fréquentent à temps perdu mes impertinences ont une âme de collégienne en fleur et c'est pourquoi je vous propose, si le jeu d'une inutile anamnèse de vos années folles vous intéresse, les propositions littéraires que je ferai cette session à ma gang à casquettes que je chéris à l'instar du bon pain qui lève comme une promesse.






Zola et Maupassant-Nouvelles réalistes, éditions CEC. (Pas de .jpg plus gros, désolé)




jeudi 6 janvier 2011

Demande spéciale

AMI(E)S TRÈS CHER(E)S,

Si le deuxième volume de l'intégrale des Eaux de Mortelune vous passe sous les lunettes au cours d'une exaction dans l'un de vos repaires de littérature usagée dont Victoriaville-la-sauvage semble jouir de me priver, veuillez l'acheter pour moi s'il vous plaît.

N'ayez crainte, je vous rembourserai puisque je ne mérite aucun cadeau.

Merci d'avance!


jeudi 30 décembre 2010

À mes amis

Je voudrais vous souhaiter une bonne année.


Que vos chemins soient ceux de la probité et de l'aventure.

samedi 18 décembre 2010

Vite et bien fait


Si la correction est un voyage, c'est celui de l'exploration d'un continent souterrain.

Après, la découverte recommence.

lundi 13 décembre 2010

Patrice Desbiens, Timmins Ontario.

Certaines gens sont prophètes par recommandation.

C'est impressionnant. C'est comme les Franco-Ontariens / the French-Canadians.


49. Je me sens comme un immigrant dans mon propre corps. Je ne reconnais plus personne, des embouteillages monstres bloquent les artères principales.

Je ne raisonne plus, je résonne.

Je regarde par la fenêtre de ma cuisine et c'est toujours le même parking, les mêmes étrangers dans les mêmes voitures, le même horizon dentelé par l'usure.

Ma respiration fait une tache de condensation sur la fenêtre, une tache qui respire elle aussi, comme une amibe, comme un soleil dans une atmosphère raréfiée.

Mon coeur élance comme une blessure dans le pays colonisé de mon corps.

Je suis l'homme dans la lune, pogné sur la terre.

Je fais surtout attention aux autobus.


Patrice Desbiens. "Je me sens comme un immigrant dans mon propre corps", in L'homme invisible / The Invisible Man suivi de Les cascadeurs de l'amour, Sudbury, Prise de parole, 1997, 186 p., p.157.

mardi 30 novembre 2010

Quand on veut se changer les esprits...

...on trouve de bien bonnes nouvelles à l'horizon. Sortie prévue pour novembre en Europe; j'imagine qu'on l'aura pour Noël puisque Thorgal rime avec mondial.

J'avais besoin d'un tome mythologique: il appert que les dieux sont de mon bord. 



60 sur 120 = 50%

C'est ce que j'ai corrigé et ce qui me reste à faire. 

Ma personnalité s'est déjà fragmentée. Mon menu s'est détérioré jusqu'au ridicule. 

Mes doutes sur l'avenir du français masquent le ciel et mes rêves sont ceux de lettres dansant bras dessus bras dessous une bacchanale avec Pivot comme maître de danse.

mercredi 24 novembre 2010

J'ai trente-deux ans et quelques phalères

Que j'expose au soleil bleui par le taleth de la sagesse 

J'ai ma bouche regommeuse 

Aux trente-deux dents de mots acérés

Qui ne servent qu'à mordre ton nom de patrie

Qui ne servent qu'à jeter des pilums

Dans les verres évasés de ta fontaine de jambes.

mardi 23 novembre 2010

Girard au service de la crise québécoise


Qu'il est bon de voir que l'ami René Girard pénètre gaillardement nos médias, et pas seulement nos lacunaires tentatives de mémoire. 

René Girard dans Le Devoir.

samedi 6 novembre 2010

Les mains dans le castelet


Au cours des années 1960, une intéressante actionniste viennoise du nom de Valie Export pestait contre ce qu'était devenu l'art contemporain. Pour elle, les beaux-arts occidentaux n'étaient devenus rien de moins que de bêtes oriflammes flottant au vent d'une propagande fascisante visant à pérenniser la passivité du récepteur, perpétuant ainsi une systématique minoration du potentiel créateur de chaque individu. 

Du coup, la fonction traditionnelle du créateur se révélait comme celle d'un relayeur de conformisme. Refusant de collaborer à cet esthétisme de contrôle et pour actualiser par son art la visée transformative des individus engagés réciproquement dans un rapport médiatique quelconque, Mme Export opta pour une corporisation intransigeante comme fondement de toutes ses performances.

Veuillez par conséquent considérer cet envoi comme une poitrine que je vous invite à palper. 


jeudi 4 novembre 2010

Mettre sa peau en jeu

Vingt-cinq paires d'yeux m'attendent et je sens déjà les points d'interrogation se poser sur moi comme d'immuables tatouages.

mardi 26 octobre 2010

Relire Sartre

"Le monde peut fort bien se passer de littérature.

Mais il peut se passer de l'homme encore mieux."

-Jean-Paul Sartre

Qu'est-ce que la littérature?, p. 16.


samedi 16 octobre 2010

Zap ton Facebook...et ton blogue.

Je sais, la publicité que je fais à cet article me confine à un paradoxe certain. 

Par contre, il vaut toujours mieux inciter à la réflexion plutôt qu'à la fragmentation. 

Alors merci à nos amis Le Devoir de philo et Mister Zappa pour nous orienter un peu dans cette tâche ardue. 

vendredi 15 octobre 2010

Fierté du sang

L'actualité des actualités: mon frangin est heureux dans son nouvel emploi. 

À tout seigneur tout honneur: son premier papier d'une carrière que je lui souhaite longue, généreuse et... pleine de bons petits mets mitonnés.

Inch' Allah!

Fahem Boukaddous  

mercredi 13 octobre 2010

La nature double des histoires


J'ai accompli mon devoir de cinéphile relatif: quand une production québécoise propose l'adaptation filmique d'une oeuvre pour laquelle j'ai du respect, j'accepte l'inévitable perversion et je vais la voir. 

Film dur s'il en est un, je vous le recommande si vous ne l'avez pas déjà visionné. Particulièrement pour admirer l'actrice Lubna Azabal; j'ai raremement vu un regard devenir à ce point glacé devant le brasier de la violence maléfique. 

Mais lisez bien l'affiche: je répète qu'il s'agit d'un film écrit d'après la pièce de Mouawad. Alors lisez-la je vous prie. Les mécanismes du mimétisme et les tragiques difficultés visant à en briser le cycle y sont, selon moi, beaucoup mieux représentés.

vendredi 8 octobre 2010

L'idée du siècle

Lire la pièce avant d'aller au cinéma, car "il y a des vérités qui ne peuvent être révélées qu'à la condition d'être découvertes."  (p.132).



samedi 2 octobre 2010

Darwinisme mélomane

La sélection naturelle propose que l'individu possédant les gènes les plus utiles à l'aider à survivre aux pressions négatives de son environnement aurait les meilleures chances de ne pas mourir et, conséquemment, d'avoir plus de temps pour se reproduire que ses congénères génétiquement moins heureux que lui, au sens aléatoire de l'adjectif.

Ainsi, les espèces évolueraient dans le sens de la préservation du meilleur bagage génétique puisqu'elles seraient mieux adaptées, génération après génération, au milieu dans lequel elles vivent.  

Ceci étant dit, je ne sais pas encore avec assurance si mon génome est de taille à surmonter le milieu victoriavillois. 

Par contre, il est désormais empiriquement démontré pour moi que, chez les Cavalier94, le gène de la musique se transmet très bien et ce, en se bonifiant d'une génération à l'autre.  

video

vendredi 1 octobre 2010

La tradition du bureau

Je me suis rendu compte, en parcourant d'anciens envois, que vous étiez en mesure de suivre ma carrière au détour de mes différents bureaux.

Perpétuons la tradition. 


mercredi 29 septembre 2010

Bravo Juju la critique!


J'aime cette oeuvre qui m'offre ses voyous à " la rudesse du Sud et au regard noir des hommes sans peur". J'aime cette oeuvre qui ne s'embête pas de futile psychologie. J'aime cette oeuvre aux dialogues carnavalesques. J'aime son rythme rapide qui procède ingénieusement de l'analepse épistolaire pour dévoiler le récit. J'aime ses nombreuses transgressions qui révèlent des personnages secs comme le roc fissuré de leurs Pouilles. 

J'aime cette oeuvre parce qu'elle est liée à mon amie. J'aime mon amie. 

mardi 21 septembre 2010

Forme fixe de salon littéraire


Je patine mon meuble qui lira de ses noeuds de planches planées 

Des orbites et des trajectoires planétaires.

Et toutes ces littératures planifiées

Sur mon pouf comme un pantoum de poésie plantaire 


Vivront en surcroissant la vie

Afin que d'espaces cérébraux

Je me gave à ce que l'on crie infini

Et mourir, peut-être, moins nigaud. 


jeudi 26 août 2010

Histoire d'histoires


Fabien Vehlmann et Frantz Duchazeau nous livrent un puissant témoignage en faveur de l'imaginaire par le truchement d'un véhicule bédéesque parmi les mieux structurés qui m'ait été donné de lire depuis longtemps.

En ces temps de corrompus, il fait bon de retourner aux bonnes histoires plutôt qu'aux mensonges. 



jeudi 19 août 2010

Session fondamentale

Femmes damnées

La Débauche et la Mort sont deux aimables filles,

Prodigues de baisers et riches de santé,

Dont le flanc toujours vierge et drapé de guenilles

Sous l'éternel labeur n'a jamais enfanté.


Au poète sinistre, ennemi des familles,

Favori de l'enfer, courtisan mal renté,

Tombeaux et lupanars montrent sous leurs charmilles

Un lit que le remords n'a jamais fréquenté.


Et la bière et l'alcôve en blasphèmes fécondes

Nous offrent tour à tour, comme deux bonnes sœurs,

De terribles plaisirs et d'affreuses douceurs.


Quand veux-tu m'enterrer, Débauche aux bras immondes ?  

Ô Mort, quand viendras-tu, sa rivale en attraits,

Sur ses myrtes infects enter tes noirs cyprès ?



"C'est alors que tout a vacillé. [...] Tout mon être s'est tendu et j'ai crispé ma main sur le revolver. La gâchette a cédé, j'ai touché le ventre poli de la crosse et c'est là, dans le bruit à la fois sec et assourdissant que tout a commencé. J'ai secoué la sueur et le soleil. J'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage où j'avais été heureux. Alors, j'ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s'enfonçaient sans qu'il y parût. Et c'était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur."


 

Je me régale. Ô Saint Nicolas, tes petits protégés vont aimer souffrir à apprendre. 

lundi 16 août 2010

De bien beaux ailleurs

Quand elle me prend, la nostalgie se fait chienne dans l'allée de quilles de mon existence.


mercredi 30 juin 2010

Depuis récemment, j'entretiens une aventure avec une nouvelle maîtresse. 

Je ne m'attendais pas vraiment à vivre un jour ce type de relation tordue. Croyez-moi, malgré quelques incartades de jeunesse, je suis un garçon extrêmement fidèle à mes premières amours. 

C'est pourquoi je jubile un peu devant les nouveaux horizons de plaisirs qui s'ouvrent à moi.

Par contre, j'ai un peu peur de ne pas être à la hauteur, même si ma maîtresse est une fille publique. 

La faute en est de son niveau d'érudition. Ma belle n'est pas n'importe qui et ne couche pas avec le premier des faquins venu.  Je dois travailler fort pour la comprendre et me doter d'outils pertinents afin de débroussailler le champ infini de ses centres d'intérêts. 

La philosophie coûte cher à qui veut bien l'entretenir et c'est pourquoi je remercie Normand Baillargeon pour ses stimulants stéroïdes qui me facilitent la vie. 



mardi 22 juin 2010

Une perle parmi une rivière de celles-ci

Les années soixantes son au Quebec son incrite dans un Quebec appellé de Révolution. Sous forme de tranquilité le dévelopement économique a changé souvent pour le mieux depuis la grande noirceur de Duplessis. C'est le temps des meilleur changement. Michel Tremblay expose-t-il un désir de changement?


BP, l'équipe de France, les Libéraux, le sida... de la petite bière que je dis. 

lundi 21 juin 2010

Préparatif

Dans l'écartelement des collégiales morganatiques

Je trempe mon sceptre d'Ottoman pour réduire le temps acide:

Redépart vers les fées carabosses.


Que longtemps vienne le rêve.

Que Satan me vienne en vie

Pour déstructurer les filles miroirs d'écorce blanche

Qui me renvoient mon abdomen déversé sur leurs lèvres.

jeudi 3 juin 2010

L'éternel retour de mon roman


Je voudrais aujourd'hui lancer un appel à tous: en 98, j'ai égaré un livre de Kundera, L'Immortalité, et je veux le retrouver. Il est bleu pâle et porte le sceau de la bibliothèque du cégep de Joliette. 

Si je vous demande de vérifier s'il se cache chez vous, c'est que j'ai besoin de L'Immortalité pour revisiter un petit concept nietzschéen dont Kundera s'est servi pour élaborer la trame de ce roman qui fut son dernier écrit directement en langue tchèque. 

J'aime Kundera parce qu'il m'a souvent servi de relais à la compréhension des philosophes qui, par leur méthode ou les transgressions de méthodes qu'ils utilisent pour faire valoir leur pensée, me lassent pour la plupart. J'ai besoin d'une esthétique littéraire pour lire et c'est pourquoi je suis là où je suis. Nietzsche et ses aphorismes, à ce sujet, ne m'ont jamais plu. Par contre, même si je suis tout sauf expert de sa pensée, je reconnais la valeur et l'importance de sa philosophie, notamment pour la place inédite qu'il réserve à la nature même de l'être humain. 

Comme Kundera me l'a laissé comprendre, l'être nietzschéen est conçu comme un inaccomplissement. Cependant, il n'en est pas moins doté d'une volonté, ce qui le rend apte à se situer dans le spectre de l'éthique par-delà le bien et le mal. Pour Nietzsche, c'est d'abord par la prise de conscience de son absurdité que l'être humain devient cette figure de "devenant", seul responsable d'avoir à ne pas regretter ses actes dans l'optique où la nature l'a doté de la faculté de conceptualiser le monde qui l'entoure et de prolonger le réel par l'érection d'hypothèses lui servant de repères ontologiques. À cet effet, l'hypothèse qui rendrait possible l'engagement du sujet dans un cycle d'éternel retour au même est pour Nietzsche l'ultime démonstration de la nature sur-animale du genre humain; l'être doit prendre conscience de sa potentialité négative puisque sa subjectivité n'est, en bout de ligne, qu'une force parmi d'autres qui s'influencent entre elles et qui pourraient se répéter éternellement. C'est pourquoi Nietzche prétend que l'homme bon est "celui qui cherche à ne pas faire honte à son prochain", conscient qu'il est que la souffrance d'autrui causée par soi, éternellement répétée, s'avère d'une cruauté d'autant plus monstrueuse qu'elle se situe hors-soi, torturant éternellement l'humilié en l'enchaînant sans fin à notre propre médiocrité naturelle.    

L'ennui, c'est que je me souviens que Kundera jouait là-dedans, mais que je ne sais plus comment. Ça m'embête alors je vous prie de m'aider à retrouver mon roman. 


mercredi 19 mai 2010

Absence motivée

Si je n'ai pas écrit depuis de longues nuits, c'est que je les ai passées à lire des bouquins. Si vous désirez discuter de l'un d'eux, allez-y. Sinon, je vous les recommande en bloc puisque ce que vous voyez ici est l'écrémage de mes lectures printanières. 




Absence motivée II





Absence motivée III






mardi 20 avril 2010

jeudi 1 avril 2010

Pour que Roland Giguère ait voix au chapitre du débat sur le conservatisme comme valeur lucide et désaliène mon courroux

La main du bourreau finit toujours pas pourrir

Grande main qui pèse sur nous
grande main qui nous aplatit contre terre
grande main qui nous brise les ailes
                     grande main de plomb chaud
                     grande main de fer rouge

grands ongles qui nous scient les os
grands ongles qui nous ouvrent les yeux
                     comme des huîtres
grands ongles qui nous cousent les lèvres
                     grands ongles d'étain rouillé
                     grands ongles d'émail brûlé

mais viendront les panaris
panaris
panaris

la grande main qui nous cloue au sol
finira par pourrir
les jointures éclateront comme des verres de cristal
les ongles tomberont

la grande main pourrira
et nous pourrons nous lever pour aller ailleurs.

lundi 22 mars 2010

La préservation culturelle

OUI, la culture nord-américaine résistera au passage du temps. 

Voir POURQUOI?

lundi 15 mars 2010

La religiologie au service du séculier


En marge de Max Weber ou dans le sillon de Marcel Gauchet, Luc Ferry a développé le concept de "réenchantement du monde" pour déterminer cette tendance actuelle à redorer le blason de la signifiance en l'enchâssant dans le cadre d'expériences vécues de façon "religieuse" par les sujets postmodernes. Ainsi, les expériences de la marge (les sports extrêmes, la sexualité critique, l'ésotérisme, l'ultraécologisme et autres avatars de l'engagement subjectiviste au monde) prennent un visage différent et expliquent pas mal de conduites jugées "limites" par les biens-pensants.

Les êtres humains, s'ils vivent désormais dans une époque leur permettant de réclamer une existence où la revendication de libertés morales de toutes sortes est de bon aloi, n'en demeurent pas moins des individualités avides de sens. Nos sociétés garderaient toujours une propension à la dimension religieuse de l'existence humaine, mais elles auraient développé un goût pour une "religiosité sécularisée" axée sur un individualisme perçu comme ultime vecteur de la spiritualité. Pour Ferry, c'est par l'expérience que cette dernière est dorénavant susceptible de se présenter et de s'apprécier. 

Le sens n'est plus la chasse-gardée des religions instituées. Il ne se trouve plus dans la morale collective et encore moins dans les textes sacrés.   

Pour ma part, je trouve que ça fait bien du sens. Et c'est ce qui m'inquiète un peu puisque cette théorie, si on la renvoie à son propre support discursif,  se pervertit ipso facto par la moindre adhésion à ses propositions; paradoxalement, elle s'érigerait comme un récit de plus avec lequel il serait possible de créer du sens ou non.